"La Toison dort" - Episode 3 - Performance de David Noir

LA TOISON DORT - épisode 3 - J'avais un camarade - David Noir

LA TOISON DORT / Episode 3

J’avais un camarade

Texte, conception, interprétation : David NOIR

Extrait de la conduite … /

AUDIO
Cut du Son courant n°2
Au micro sur pied
Heureusement qu’il y a des soirs, O Calypso, où le commandant me couche tôt !
Décidément la notion de communauté internationale a un effet désastreux sur les bonheurs individuels. L’information accroît artificiellement le souci du malheur des autres pour chacun d’entre nous. C’est vraiment cool ! Y a pas à dire. Oh tend moi la main Boris mon bon garçon, mon grand doudou monstre fétiche … non pas toi Cyrulnik … Karloff ! Oui toi, guide mes pas ; vois, ma tête se découd comme la tienne … (il l’imite en faisant quelques pas maladroits, puis revient) … désormais trop petite pour intégrer un désarroi si lourd et sans borne, pour l’associer à ma personne responsable … ah je tombe La culpabilité m’écrabouille sous son talon tel un cyclope ! Couf ! Couf ! De l’air ! A moi … m’étouffe ! Mais Casse lui la gueule à cette emprise sociale une bonne fois et qu’on en finisse ! Vite prions pour mon salut ! Mon Dieu, faîtes qu’on trouve 507 heures valables en remontant dix mois et demi à dater du jour de ma mort !

AUDIO
Son 3
Accompagnement « J’avais un camarade »

SÉQUENCE 6 : Lorsque tous trahiront … ?

Chanson : J’avais un camarade
Version française du poème de Ludwig Uhland « Der Gute Kamarad » écrit en 1812 puis mis en musique par Friedrich Silcher en 1825
(Arrangements : David Noir)

I. J’avais un camarade
De meilleur il n’en est pas
Dans la Paix et dans la Guerre
Nous allions comme des frères
Marchant d’un même pas.
II. Mais une balle siffle
Qui de nous sera frappé ?
Le voilà qui tombe à terre
Il est là dans la poussière
Mon cœur est déchiré.
III. La main, il veut me prendre,
Mais je charge mon fusil
Adieu donc adieu mon frère
Dans le ciel et sur la terre
Restons toujours unis.

Pendant la chanson, Jérôme et Any vont chercher Le Golem nu sur son brancard et le dépose délicatement sur la paillasse.
Jérôme installe à côté le couteau électrique branché tenu prêt dans la petite coulisse à cours, pendant qu’Any me rejoint prêt de la table 2 pour prendre une pile de petites coupelles en carton et des serviettes. Je termine de chanter le dernier couplet puis me déshabille pour rejoindre la paillasse et entamer de trancher le corps au couteau électrique.

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