"La Toison dort" - Episode 7 - Performance de David Noir avec Marie Notte

LA TOISON DORT - épisode 7 - Dernières irrévocables - Marie Notte, David Noir © Photos Karine Lhémon

LA TOISON DORT / Episode 7

Dernières irrévocables

Partenaire : Marie NOTTE
Texte, conception, interprétation : David NOIR

Extrait de la conduite … /


MIN SÉQUENCES ÉVÈNEMENTS / JEU COSTUMES TEXTES AUDIO VIDÉO LUMIÈRE
6’15
Marie devient sphinx
Marie se lève et devient colosse
Elle enjambe David et du bord de la table, toise la foule microscopique qui lève les yeux vers elle.
Son corps évolue en celui d’une lutteuse.
Elle s’amuse à haranguer muettement le public ; à l’inciter à venir lutter avec elle par des gestes de la main et de petits « Viens !»
Car les jours passent plus vite pour nos sexes que pour nous-mêmes / Ils nous gratifient de leurs effusions / depuis leurs hauts fourneaux du sein de leur creuset / Là, je fus le xénophobe heureux de toutes identités à l’exclusion des miennes / Nul désir de comprendre / Nulle soif d’être accepté / Nul besoin d’être ailleurs / Quant à vous, je n’aurais pas échangé avec vous, étrangers de la rue / Vous êtes plus encore qu’un péril, l’ennemi par toute l’incohérence qui flotte dans vos yeux / Regards inconscients même de savoir qu’ils voient / Et ça se plaint du manque, bouche ouverte, gueulant comme des agneaux en troupes réunies, leurs cris infâmes, avec rien de plus dans les voix qu’on en trouverait chez des klaxons vivants / Autres Mondes, vous m’êtes inacceptables / Vous êtes l’exact portrait de l’informe menace qui se maintient tapie au fond de mon cerveau / Résidence à jamais secondaire, où l’érotisme des garçons est si fort qu’il se combat lui-même / J’ y trouve ma villégiature / Outre ma bite que je cajole, les compagnons de ma solitude érotique restent à jamais mes pieds, mes seins, mon anus, mes aisselles et mes fesses / Je m’en occupe comme des animaux de compagnie, je les touche, les masse et les huile / J’aime à les ressentir / Grâce à eux, j’ai donné ce que je pouvais / Désormais je quitte les plaines du tout venant et m’en vais vers ma petite industrie / à moi / Ça passe par quoi alors ? / Quel est donc ce voyage ? / Si c’est pas par le cul / Si c’est pas par la tête / Si c’est pas par la bouche / Ça passe par quoi nom de dieu Ça passe par où et par quoi ? / Quand ça ? / Quand ça passera, tu m’ le dira ; ça sifflera trois fois / 1 fois pour toi / 1 fois pour moi / 1 fois pour la résistance à tout ça / Et même une fois pour ne pas mourir de ça / Et même une fois encore pour survivre un petit peu au-delà / Et le train sifflera et 5 fois, et 6 fois … / Ça passe par quoi ? / Ça passe ou ça casse quoi ? / Ah c’est vraiment malin de faire de la poésie à cette heure là / Branle moi de combat !
Poursuite de Vidéo 1

MIN SÉQUENCES ÉVÈNEMENTS / JEU COSTUMES TEXTES AUDIO VIDÉO LUMIÈRE
8’
Mix Spartacus
Marie part en loge se démaquiller son 3ème œil puis se cache derrière le paravent pour se changer en Wonderwoman
Audio 2
Poursuite de Vidéo 1
Fin vidéo 1
(fin de la plage)
Arrêt de l’effet «stroboscope»

MIN SÉQUENCES ÉVÈNEMENTS / JEU COSTUMES TEXTES AUDIO VIDÉO LUMIÈRE
13’40
Libre désormais
David va chercher un carton à dessin peint sur lequel il dispose sa prothèse de singe habituelle, un petit miroir, de la colle à postiche, une feuille de papier, un pinceau, un pot de peinture alimentaire vermillon.
Pendant la durée de la bande son, il se transforme à vue en singe, puis teinte de peindre maladroitement avec le pinceau sec. Il échoue. Il s’enduit alors le gland de peinture alimentaire et trace le symbole masculin sur la feuille de papier. Muet, il montre son dessin et sa peinture au gens, en se démenant sans conviction, avec des gestes avortés de communication vers le public.
Il part en loge.
David
Prothèse singe
Accessoires :
Carton dessin
Pinceau
Colle postiche
Peinture alim
Papier
Miroir
Poursuite de Audio 2
Fin audio 2
(fin du morceau)

 

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