"Projet Jazon" - Rectal Verseau - Performance de David Noir et les Définitives Créatures - Affiche Filifox
PROJET JAZON - Rectal Verseau

PROJET JAZON / Rectal Verseau

Conception, interprétation : David Noir

Musique et arrangements : Christophe Imbs

Concert tôt pour une bande de bourgeois

On passe à l’abaque ! Une passe au tableau et je cale – cul – Renault, dans ma Clio. Le rébus approximatif est une mise en forme de mon ressenti : Recto verso te salue bien ; rectal ver sale … rien qu’une longue poésie anale et parfois musicale. Où vas-tu ? Tu t’en vas. T’as raison, on est toujours tué par son éducation au final. Au secours ! Je suis happé par l’école hier ? Ce que tu te goure fillette, fillette ; mais je me vengerai. Dans ta petite cage, Saint Louis te suspend par la tête. N’aie pas peur d’être déformée, l’esthétique est un laisser passer pour la médiocrité. Ca donne l’air de. Ca dit : c’est beau. Ca assure de ne rien voir en profondeur. La laideur du pur esthétisme, c’est le contentement des médiocres. Je suis littérature ; on ne peut rien faire de plus laid. Je suis mots en cascades. Va te faire en… Viens. Tu as l’air de vouloir me dire quelque chose. Qu’est-ce que tu veux m’apprendre ? La douleur des écoles, je la connais déjà ; ce sont leurs murs eux-mêmes. Je suis seul à les voir ; les animaux empaillés et défaits, les mouettes suspendues, survolant la moquette. Seul à les voir. Homme civilisé traqué par ce qui peut te rappeler ton animalité, excepté quand ton animalité se trouve à nouveau raffinée. Pétrole vivant et or en barre. Je me marre. Je choisis mon contexte et juge les groupes humains. Homme enceint de moi-même, Pregnant. À moi demain. Le Labyrinthe ouvre ses portes ; à moi de ne plus en sortir. L’homme-mère se saisit de moi en mon centre. Je suis au sein du ventre dur. Mes pensées deviennent des chansons. J’écris comme le fils du diable ; j’aspire au feu qui me consume. Au feu, les pompiers me brûlent ; me carbonisent. En esclave fuyard, je vivrais dans les cimes ; j’étais devenu noir, je deviens nèg’ marron. Tu exiges de comprendre ; tu t’agaces ; tu veux m’appliquer ta logique sagace ; seulement l’incohérence c’est en toi qu’elle sommeille ; tu n’es pas foutu de penser le lendemain ce que tu as affirmé la veille ; regarde toi toi même et la faiblesse de ton exigence ; le beau duo ; je te déclare uni à toi-même pour la vie et par les liens sacré de la médiocrité. Tu as ma belle addiction.

PROJET JAZON