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Tag Archives: acte sexuel

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Les Justes-Story de David Noir - Affiche Filifox - Philippe Savoir - Photo Karine Lhémon
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par Lauriane Laigre, Frédéric De Loof (écrit), Laeticia Michel (son) et Frédéric de Santos (photos)

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« Dénoncer la perversité par l’obscénité »

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LES JUSTES-Story V.3

Voilà la brochette d’acteurs idéale pour assaisonner l’univers théâtral et griller les tabous. Comme chaque comédien, chaque élément du décor reflète un thème bien précis de notre univers actuel et culturel.
« Bonjour mon alien maquillé. Salut, c’est nous. Rassure-toi, ce n’est pas une défaillance de ton poste à crédit, mais il y a quand même un risque qu’ il t’implose à la face avant que tu aies fini d’en payer les échéances. Toi, tu nous connais pas, mais rassure-toi, nous, on sait bien qui tu es… »

C’est par ces quelques mots que commencent « Les Justes story v.3 »
Dans cet univers impitoyable, le pire ennemi de l’homme n’est d’autre que lui-même. Cet univers est une arène où la dictature de la caméra est enfin prise par les cornes. Un lieu où la manipulation des médias est dévoilée, celle des programmes audiovisuels en particulier.

Un spectacle qui aborde subtilement la pédophilie et le nazisme. Ne dit-on pas guérir le mal par le mal. C’est ce que Les Puritains de la Compagnie « La Vie Est Courte » font en dénonçant la perversité par l’obscénité. Pourquoi l’acte sexuel serait-il considéré comme impropre et étranger à l’homme ?

David Noir, metteur en scène: « II faut arrêter avec le faux romantisme, l’idéalisme faussé »

Décalés, trashs, provocants, engagés, drôles, intelligents… « Les Justes story » sont bercées d’une ambiance de jeux vidéo, mangas, avec une « touche » d’érotisme ! (âmes sensibles s’abstenir !) Le spectateur est, dés son entrée, mêlé aux jeux des acteurs qui occupent une scène inspirée du mode de vie stéréotypé de l’adolescent. Les Puritains ne cherchent pas seulement à choquer. Leur but s’ouvre plutôt sur une réflexion plus profonde. Réflexion qui concerne, entre autre, la manipulation économique et sociale qui engendre la formation d’une fausse image de l’humain. L’écriture du spectacle est totalement contrôlée, mais elle permet une certaine liberté à l’improvisation.

« C’est un bricolage, mais c’est avant tout une pensée, poursuit David Noir, une réflexion inspirée de ma propre vie. Sommes-nous tellement différents les uns des autres ? »

C’est en effet un spectacle déconseillé aux personnes étouffées par leur over-bonnes manières et donc inconscientes de leur statut d’animal), ni à celles écrasées par leur pseudo-culture paternaliste et moraliste qui entraîne une castration de l’esprit humain !

Alors, amis amateurs de théâtre et amis censeurs, vous qui pensez maîtriser la compréhension de l’art théâtral, arrêtez de maintenir celui-ci dans une conventionalité érigée en vérité universelle.

Le théâtre n’est-il pas censé refléter le monde actuel pour mieux pouvoir ensuite le dénoncer ?

À bon entendeur, salut !

 

Texte écrit par David Noir, dans le rôle d’une infirmière déjantée.
Suzie-Sally interprétée par Sonia Codhant, est une jeune femme terroristre.
Elle est accompagnée de Jean Sélar ( Miguel-Ange Samiento), nouveau né, néonazis, fils de Jean-Père. JeanPère (Jean-François Rey), père de Jean, est présentateur télé pédophile.
On retrouve également Liz Terry (Jacques Meystre), « une gouine sous sa forme G-force », Lara (Philippe Savoir) qui joue « les Mesdames météo », avec à ses côtés Georges Clown (Tom Laleux) et Fabian (Stéphane Desvignes). Enfin, le synthé est pianoté par Goala (Jérôme Coulomb).

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Reportage réalisé par Lauriane Laigre, Frédéric De Loof (écrit), Laeticia Michel (son) et Frédéric de Santos (photos).
Les Justes story, au Pulsion théâtre jusqu’au 27 juillet à Avignon

Le Monde.fr

Le Monde.fr - Les Justes-Story de David Noir - Le sexe mis en scène
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Les Justes-Story de David Noir - Affiche Filifox - Philippe Savoir - Photo Karine Lhémon
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par Cristina Marino

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« Le sexe mis en scène »

Le Monde interactif – Théâtre: le sexe mis en scène

Le Monde.fr

Théâtre : le sexe mis en scène

LE MONDE.FR / 07.06.01 / 116h05
Extrait (Cliquez sur la vignette de l'article pour voir l'original)

Deux pièces à l’affiche à Paris en juin posent la question de la représentation du sexe, souvent sous sa forme la plus brute, sur une scène de théâtre. Il s’agit de l’adaptation française d’un texte du Britannique Mark Ravenhill, Shopping and Fucking, mise en scène par Thierry Harcourt à la Pépinière-Opéra et de la création du Français David Noir au Petit Espace Pierre Cardin, Les Justes Story, avec la compagnie La vie est courte.

 

Information de dernière minute: dans un mail envoyé aux rédactions de différents journaux, David Noir a informé la presse de la décision prise par Pierre Cardin de retirer de la programmation du Petit Espace, mardi 12 juin 2001, une semaine après la première, la nouvelle création de la troupe des Puritains, Les Justes Story.

 

« Interdit aux moins de 16 ans », « strictement interdit aux moins de 18 ans », voilà des mentions que l’on s’était habitué à voir sur les affiches de certains films pouvant « heurter la sensibilité d’un jeune public ». Elles font désormais leur apparition – assez discrète pour le moment – sur les affiches de quelques pièces de théâtre. Des pièces qui ne se cachent pas dans l’arrière-salle d’un petit théâtre de quartier mais qui s’inscrivent en toutes lettres sur les façades de deux théâtres privés parisiens: la Pépinière-Opéra et le Petit Espace Pierre Cardin. Des pièces qui n’hésitent pas à montrer les corps dans leurs moindres replis, voire à jouer l’acte sexuel sur scène. Alors, le sexe sur les planches, une nouvelle approche théâtrale ?

Du côté des auteurs et metteurs en scène de ces pièces, le ton est clairement à la revendication haute et forte d’une volonté de choquer et de transgresser les conventions du théâtre traditionnel.
(…) L’auteur et metteur en scène David Noir affiche d’emblée ses intentions: « L’inspiration de ce spectacle est très actuelle et prend sa source dans l’univers adolescent du feuilleton télé fantaisiste, de la BD érotique et du jeu vidéo.(…) Entre compromission ludico-cynique et débats culturels, la forme des  »Justes » s’inscrit volontairement/ complaisamment dans la médiocrité consensuelle de notre société sur fond d’émission radio-télévisée. » Dans la continuité d’esprit de sa précédente création, Les Puritains, à l’affiche du Lavoir Moderne Parisien en juillet et septembre 2000, il affirme vouloir aider le théâtre à « retrouver une expression libre, et dynamique de son art, aujourd’hui loin derrière les trouvailles des arts plastiques, l’avancée des musiques actuelles, et l’invention de nouveaux supports technologiques. »

Côté public, ces pièces suscitent des réactions souvent violentes et très tranchées.
En deux mots: soit on adore, soit on déteste. La demi mesure n’est pas de mise face à de tels spectacles. Les uns encensent le goût de la provocation à tout prix, l’exhibitionnisme clairement affiché – « un désir insatisfait chez beaucoup de spectateurs », selon David Noir -, l’indécence païenne et jouissive de ces textes. Les autres n’y voient que source de dégoût et d’écœurement, tout en dénonçant la dimension ouvertement pornographique.

Alors, volonté gratuite et stérile de choquer ou électrochoc salutaire contre la routine de la création théâtrale actuelle? Peut-être les deux. Il est sans doute encore trop tôt pour parler d’une véritable tendance artistique et de l’émergence d’un nouveau théâtre contemporain placé sous le signe du sexe. Dans le contexte du moment marqué par la volonté de ne rien cacher de l’intimité du corps, même sous sa forme la plus crue, on assiste peut-être tout simplement à un éphémère effet de mode.

Cristina Marino

Les Justes Story. Texte, bande son, diapos et conception: David Noir. Musiques originales: Jérôme Coulomb. Chant: Any Tournayre. Avec Sonia Codhant, Jérôme Coulomb, Stéphane Desvignes, Jean-Hugues Laleu, Jacques Meystre, David Noir, Jean-François Rey, Miguel-Ange Sarmiento, Philippe Savoir. Une production de la compagnie La vie est courte. Le Petit Espace Pierre Cardin. 3, avenue Gabriel, 75008 Paris. Métro: Concorde. Tél. : 01-44-56-00-13. Du 5 au 29 juin 2001. Du mardi au samedi à 20h30.

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LES PURITAINS

Critiques des lecteurs

13/11/2000

ah oui?

Ce n’est pas vraiment une critique du spectacle que je voudrais livrer ici, mais… je me demande pourquoi Marco et Hughes, . même si c’est leur droit de détester ce spectacle se sont-ils fendus d’une critique aussi définitive? En fait, je pense que ce spectacle, d’après eux en vaut (valait la peine) mais qu’ils ont eu un moment donné tellement de difficultés à regarder plus loin de leur petit bout de nez tout flou qu’ils se sont « trahis » , surtout Marco. D’accord, en tant que spectateur on est « pris en otage », mais rien ne nous empêche de quitter la salle, pas vrai? Mais pris en otage sur quoi? à propos de quoi? Parce qu’il s’agit de théâtralisation de la vie, c’est violent, c’est brutal; j’ai eu du mal aussi, mais je n’ai pu empêcher cette expérience « violente » de me renvoyer à moi-même, non pas que le doute m’a submergé, mais j’essaie simplement de saisir comment dix personnes sur scènes jouent avec une conscience évidente d’eux-mêmes une pièce depuis plus de deux ans? Il y a dans cette pièce un arrière fond qui vaut le détour, pour qui ose s’y engager. Perdre des plumes ? Pourquoi pas ? Si celles-ci sont usées, j’en changerait bien… Je vous embrasse avec toute ma tendresse…
par Jeannot

25/07/2000

Et alors

Et alors ?
Oui encore du cul; oui encore de la psychanalyse, oui il y aura toujours des gens pour dire que le spectateur est confronté à soi-même. Oui Sylvie Vartan chante bien et c’est marrant de voir des bites sur scène et après…
Et après on se fait chier, on se dit la création à ses limites que les créateurs ne connaissent pas malheureusement parce que le spectateur aussi à ses limites surtout quand il s’ennuie et je m’y suis profondément ennuyé, si je voulais un peep show, il y en a des mieux rue saint denis; si je voulais de la psycho à deux balles j’en ai moins cher et mieux ailleurs mais bon, je trouve juste que c’est dommage. Dommage de voir des spectacles comme celui là. Le danger surtout, c’est qu’à la longue on a presque envie devenir puritain pour de bon tellement la bêtise et l’exhibition de ce spectacle est affligeante mais Dieu soit loué pour l’équipe du spectacle, il y a des pervers partout et beaucoup parmi les spectateurs.
Une seule question a ajouté comment des comédiens de talent peuvent arriver à trouver intéressant et jouissif le fait d’être à poil sur scène si vraiment ça l’était on recrute dans les quartiers chauds
par Marco

19/07/2000

rire et frissons

j’ai été invité a voir ce spectacle… qui fait rire, qui fait frissonner, qui fait peur, qui nous rappelle notre enfance… sans tabous… avec un jeu magnifique des comédiens. bravo. merci.
par Sébastien

10/05/2000

Décadence

Comment osez-vous vous faire l’apologie de ce type de spectacles?
J’y suis allé en tant qu’invité et heureusement, car j’aurais demandé à être remboursé.
C’est de la pornographie pure et simple. Le metteur en scène doit être un pervers.
Je suis très déçu que vous défendiez ce genre de spectacles.
par Hugues

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« le spectateur se prend lui aussi à penser à sa propre enfance »

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Les puritains

Harvey, psychanalyste, se souvient de l’explication que sa mère lui a donné du terme « puritain » alors qu’il était enfant. « Dans « puritain » il y a priant ou riant. On pourrait aussi y trouver purin, le cirque, la fange, la merde, le bordel, la foire, l’hypocrisie, les conventions, la démagogie, l’argent, les vices, le plaisir, la mort, la politique, la médecine, l’église, bref le monde entier ».

Les puritains, engoncés dans leur carcan de principes et subissant le diktat de la décence, ce sont également Berta, Léa, Jean, Adrien, Betty, Slave, Premier et Deuxième qui viennent confier à Harvey leurs frustrations et déclinent leurs perversions ou leurs crimes. David Noir évoque des thèmes universels de façon originale: l’amour, la mort. Et surtout l’acte sexuel, cette « douce mort qui rampe et qui s’installe » selon les propres termes d’Harvey. Il expose ses multiples variations parmi lesquelles l’inceste, l’homosexualité et la zoophilie.

Dans le cadre de la mise en scène, le plateau est transformé en scène rock. Les comédiens utilisent des micros pour réciter ou chanter leurs textes, les séquences se suivent comme des morceaux musicaux ou bien comme un abécédaire que l’on énonce.
David Noir accorde donc à la musique une place prépondérante.
Il est d’ailleurs le créateur de la comédie musicale intitulée « le ver dans le fruit ». Outre neuf chorégraphies, « Berta », « moi » interprété telle une parodie de choeur liturgique, le morceau rap « Opéra » chanté par Harvey et la musique sur laquelle s’effectue le sacrifice final ont été créés par David Noir et le pianiste Jérôme Coulomb, qui vient faire une prestation sur scène. L’auteur se plaît également à adapter des airs connus. Ainsi, il réécrit les paroles de « A la claire fontaine » mais aussi celles du « chanteur de jazz » de Michel Jonaz qui devient la chanson « naze » dans laquelle les comédiens dénoncent le pouvoir des critiques culturels.
Le metteur en scène ne craint pas le mélange des genres: ballades irlandaises et chansons scouts côtoient « My heart will go on », chanson culte du film Titanic, et les morceaux des groupes Little Rabbits et Ween. Harvey aime à se souvenir de Sylvie Vartan comme l’indiquent les paroles du rap qu’il interprète: « Revient devant mes yeux le temps de mes vacances / Frappent les ballons aux cieux des plages de mon enfance / Pousse le transistor pour qu’il joue sa romance / Et me fasse voir Sylvie tombée en panne d’essence ». Nombreuses sont les références à ces chansons au cours de ce spectacle. Outre un extrait de « la Maritza », sont diffusées « On a toutes besoin d’un homme », « Par amour, par pitié » et « Qu’est-ce qui fait pleurer les blondes ? » qui permet aux comédiens de conclure leur démonstration.

Écrire est un acte intime tout comme la sexualité. Les âmes se dévoilent tandis que les corps des comédiens se dépouillent progressivement de leurs habits, ce qui est peu fréquent sur les scènes classiques. Il se dégage de cette pièce une grande part d’autobiographie et le spectateur se prend lui aussi à penser à sa propre enfance, à l’âge où il fait l’apprentissage des tabous qui accompagneront toute sa vie s’il ne sait s’en dégager. David Noir nous met donc en face de nous-même. Ceux qui souhaitent éviter la confrontation trouveront certainement cette oeuvre scandaleuse, à la limite de la pornographie. C’est pourtant avec le cœur léger et les airs de Sylvie Vartan en tête que l’on quitte le Lavoir Moderne.

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