Installation – Performance

Conception et textes : David Noir

Création musicale improvisée : Christophe Imbs

Performeurs et performeuses : distribution en cours

Journal de bord tenupar Clémentine Poquet sous forme de croquis quotidiens alimentant une fresque visible en ligne

Création d’un site internet dédié à la performance en cours, mis à jour quotidiennement

Régie vidéo

(De) L'Avis des Animaux, performance de David Noir, création au Générateur

« (De) l’Avis des Animaux », performance de David Noir. Quelle est la position de l’homme dans la nature aujourd’hui. Doit-il encore se considérer comme lui appartenant ? En est-il toujours une espèce à part entière ou bien serait-il désormais une espèce à part, rentière ?

FORME ET DEROULEMENT

La forme de cette pièce hybride est à la fois celle d’une performance et d’une exposition. Elle s’inscrit dans un cycle de créations intitulé SCRAP, dont elle est le 3ème et dernier volet.

La visite propose au spectateur une immersion dans un éphémère musée de l’homme. On y voit l’intimité ordinaire reconstituée en laboratoire et la vie humaine se dérouler derrière d’imaginaires parois de verre.

Plusieurs interprètes de disciplines différentes, mais aussi d’autres participants sans lien obligatoire avec le monde de l’art mais ayant suivi un entrainement préalable, se relaient durant une semaine complète au long de plages échelonnées sur quelques heures par jour, pour y vivre un quotidien confiné, émaillé de fulgurances d’essence animale improvisées, viscéralement inspirées  plutôt que maladroitement imitées.

TECHNIQUES

Ces vies en milieu artificiel se déroulent à l’intérieur de vivariums stylisés dont les vitres de façade sont symbolisées par des cadres suspendus dans l’espace, face à un public venu observer leurs semblables comme les représentant d’une espèce menacée d’extinction.

Chacun de ces aquariums offre un décor de bas reliefs mouvants, obtenu par la technique vidéo du mapping, consistant à projeter sur des volumes blancs des images épousant leurs formes.

En l’occurrence, des mixages combinant des biotopes imités de la nature (jungle, plaine, désert, marais …) à des éléments empruntés à divers modes de vie de l’histoire humaine (XVIIIème siècle européen, caverne préhistorique, case, appartement moderne …) animent les différents modules accueillant les performeurs.

Durant la visite, des textes écrits en écho à chacune des formes représentées sont mis à disposition des spectateurs, à la fois pour être lus, mais également, pour ceux qui le souhaitent, dans l’idée de les adresser aux occupants des vivariums amenés à y réagir en fonction de leur état d’improvisation du moment.

EPILOGUE

En soirée, vient le temps de se donner entièrement.

Les cages s’ouvrent. Fauves, reptiles et rapaces s’en extirpent pour rejoindre leurs congénères venus les visiter. La parole surgit. Les dialogues peu à peu se nouent et les improvisations collectives s’élaborent, stimulées par les pulsions d’une musique, comme une aube du monde, en train de naître.

Une approche Darwinienne de nos contemporains demande, en ces temps troublés, que la vie humaine s’expose simplement pour ce qu’elle est. Qu’avec le recul du regardeur se sentant libre face à l’animal captif, chacun observe et ressente posément de façon plus évidente, la beauté fragile et simple de nos corps vivants.